Le 3 Mai 2010 :
Quelle joie, l'électricité arrive !

Les enfants n’ont pas été à l’école parce que les élèves du CM2 sont partis "au CEPD blanc".

Je suis parti avec les plus âgés, Laurent, Alexandre, Sylvestre : achat du bois de Teck pour l’installation d’électricité dans notre maison.
Notre maison n’est pas électrifiée. Il y a une belle occasion qui s’est présentée, alors j’ai profité de l’occasion pour électrifier la maison.

Au moment où nous sommes partis les autres creusaient les trous. Nous avons planté les 7 poteaux ce jour.

Dans notre pays chacun se débrouille pour avoir de l’électricité. Le quartier même où nous sommes, n’est pas électrifié.




Le 8 mai 2010 :
Très tôt le matin l’électricien est arrivé au moment où nous étions à la prière. Il a commencé le travail, je l’aidais ; il est très jovial et travailleur. Il a travaillé durant deux jours et le soir du deuxième jour, nous avons eu l’électricité dans la maison. Tous les soirs notre maison est bien éclairée, les enfants étudient sans aucune difficulté. Ils ont mis dans le magasin toutes les lampes à pétrole qu’ils utilisaient ; nous les sortons lorsqu’il y a une coupure d’électricité.



Le 10 mai 2010 :
La santé des enfants préoccupe tous nos amis(es). Avec l’aide de nos bienfaiteurs, j’ai amené les enfants à l’hôpital pour les soins. Ils ont eu le test (VIH, selles, groupe sanguin). Tous les tests ont été négatifs. Seulement on trouve des vers chez Théodore, Laurent, Amos. Ils sont présentement sous traitement. Et cela ce passe très bien.
Pour la santé, nous voici bien partis. Cependant, il faut être toujours vigilant et prudent. Le médecin a été très généreux envers nous. Lorsqu’il a su que les enfants sont des orphelins, il nous a fait un prix forfaitaire. Il nous a donné même gratuitement certains médicaments.


Catherine est venue chez nous le soir même de son arrivée au Togo (Le 10 mai). Elle était très contente de nous voir, de même que nous aussi, sommes contents de sa présence. Elle nous a apporté bien des choses : des vêtements pour les enfants, des casquettes, elle a acheté des rames de papier, des crayons de couleur pour les enfants. Elle a passé la journée du dimanche avec nous, nous avons été ensemble à la messe.
Après, les enfants lui ont posé beaucoup de questions sur la France, sur sa propre personne, ses parents. Ils ont demandé aussi des conseils pour leur étude. J’ai senti chez elle quelqu’un qui a souci des enfants, qui aime les enfants.
Ce dimanche les enfants lui ont fait des scènes, et ont chanté aussi. Les enfants ont fait des dessins. Catherine aussi en a fait pour leur laisser comme souvenir. Si je ne me trompe pas chacun des enfants a fait 4 dessins. Au départ, les enfants hésitaient, lorsqu’ils ont vu le beau dessin de Catherine, ils se sont mis au travail.
Catherine nous a fait une grande surprise à la veille de son départ en France. Elle nous a acheté un poste de télévision, de grand format. Nous étions très contents, car les enfants m’en avaient demandé plusieurs fois, "maintenant que nous avons l’électricité quand aurons-nous la télévision ?"
Je leur ai dit, la providence pourvoira, et vraiment, la providence a écouté notre prière. Vous tous, je vous remercie, que Dieu rende au centuple, tous vos dons !!!



Le 21 mai 2010 :
Nous n’avons plus de gaz à Lomé, il faut aller au Ghana, pour l’acheter. Notre bouteille de gaz est vide, il y a plus de 2 semaines.
Un ami m’a dit qu’il faut partir au Ghana, alors ce matin très tôt, je suis parti à la recherche du gaz. C’est un peu loin, il faut 50 km en traversant la petite douane Togo-Ghana. Parti à 5 heures, je suis revenu dans l’après midi, la bouteille bien remplie de gaz.
Or, au Togo, les bouteilles sont à moitié pleines : au lieu de 15kg, ils remplissent la bouteille à 10kg et la vendent 3500 cfa. Au Ghana c’est 15 kg bien pleins, à 4825 cfa. C’est plus cher, mais c’est mieux par rapport à ce que nous achetons au Togo.



Le 24 mai 2010 :
Les enfants n’ont pas eu le temps d’écrire car ils sont pris par les préparations des examens de la fin d’année scolaire. Néanmoins ils ont fait de beaux dessins pour vous afin que vous découvriez leur esprit de créativité et d’artiste. Actuellement, ils ont fini les examens et attendent patiemment les résultats qui, sans doute sortiront début du mois de juillet. En même temps, début des vacances. Chacun est sûr de lui-même et se dit qu’il va être admis. C’est mon grand souhait, et je crois qu’il en est le même souhait pour vous ? Ils vont à l’école, mais ne font rien, ils font du nettoyage dans la cour de l’école, ils font des jeux, ils jouent avec leur camarades de classe.

Sylvestre et Théodore ont eu le palu. Pour Sylvestre, c’était après les examens. Une drôle de chance pour lui.
Par contre pour Théodore, une semaine avant les examens. Il a eu une bonne idée d’avoir son palu avant les examens. C’est dû sans doute à du travail qu’ils ont eu avant l’examen.

Ils étudiaient jusqu’à tard la nuit, c’est là que les moustiques ont profité pour les bouffer. Mais dans les chambres, ils ont toujours l’insecticide.

Marie-Françoise a pris soin de leur santé, ils se portent maintenant très bien.




Le 29 mai 2010 :
Nous avons eu une grosse pluie, alors le soir, nous sommes envahis par les insectes que nous appelons ici les poissons du ciel" ; à cause de leur grand nombre nous étions obligés de rentrer dans nos chambres plus tôt qu’ habituellement. Les insectes sont attirés par la lumière (électrique). Nous avons éteint toutes les lumières dans la maison. Le matin, ils étaient des milliers dans la cour de la maison, ils se promenaient. Théodore qui est chargé de balayer la cour, a dû la balayer trois fois avant qu'elle semble propre ; il a dû faire appel à Amos, qui l'a aidé.



Le 31 mai 2010 :
Les enfants du cours primaire,(Laurent, Théodore, Jacques, Edem), étaient partis à l’école comme d’habitude. Après quinze minutes, ils sont revenus à la maison, avec des larmes aux yeux.
Je me suis approché pour savoir ce qui n'allait pas. Laurent, après avoir effacé ses larmes, me dit que leur maître est décédé ce matin. Effectivement, leur maître était malade. Il est mort une semaine après. Tous les enfants de l’établissement étaient en larmes ce jour là.
Cet instituteur était un homme dynamique, qui aimait son travail. Il aimait beaucoup mes enfants. A l’école, il ne demandait de service à personne, sinon à mes enfants. Il a un petit champ de maïs proche de notre maison. Les week-end, il venait travailler. Il venait nous saluer, et invitait les enfants à lui rendre visite dans son champ. Lorsque c’était le moment du maïs frais, il en donnait une bonne quantité aux enfants.

Que la terre lui soit légère !!!

 

Frère Patrick.