L’heure est encore venue de vous rejoindre, avec nos nouvelles.

La charité fraternelle nous a unis, nous sommes devenus les fils d’un même Père qui est Dieu. "Rien n’est plus important pour l’homme que de guider une autre vie" (Martin GRAY, dans son livre : "la vie naitra dans la nuit")

Nous sommes très heureux de vous donner nos nouvelles de ces mois de juin et juillet qui ont été bien salutaires pour nous, et surtout pour les enfants qui ont terminé avec succès l’année scolaire.






Le 4 juin :
Tous les enfants sont revenus de l’école tout joyeux car tous sont admis de leurs examens de la fin d’année scolaire. Certes, là où il y a le bien, il y a aussi le mal : la souffrance. Parmi les enfants, seul, Sylvestre lui, n’est pas admis ; il est revenu tout triste. Il redouble la classe de 4ème.





Le 16 juin 2010 :
J’ai commencé le solfège avec les enfants. Ils sont très motivés et veulent bien connaître la musique.
Jacques est le plus motivé, car il s’est dit qu’il fera la musique après ses études.
Je partage avec eux ce que j’ai appris au monastère.

Dans une semaine, nous allons goûter les prémisses du maïs frais de notre jardin. Le maïs qui a bien réussi. Malheureusement, ce n’est que sur 20 mètres carrés. Si je pouvais vous en envoyer un peu, vous pourriez apprécier nos efforts au jardin.






Le foot :

Nous suivons de près, tous les matchs de la coupe du monde à la télévision. C’est très intéressant. Les futurs footballeurs de la maison (Samuel et Edem) sont toujours les premiers à être là avant les autres, et les derniers à aller se coucher. Ils suivent les matchs jusqu’à la fin.
Il y a toujours deux tendances, il y en a qui supportent une équipe, et d’autres qui supportent l'équipe adverse. Ces choix suscitent de grandes discussions entre eux tous les matins dans la maison. C’est très amusant de les entendre discuter sur les matchs de la veille.
Je leur ai dit ce matin qu'ils étaient invités en Afrique du Sud pour un match, puisqu’ils constituent eux aussi une équipe "les anges rouges" ? Ils se sont moqués de moi, en disant, qu’ils ne pouvaient pas tenir devant de telles équipes qui jouent trop rapide.


C’est beau de vivre avec les enfants. Je me découvre à travers leurs actions, leurs manières de penser et leurs manières de voir les choses.

Je me suis dit,

Tel, moi aussi, je faisais lorsque j’étais comme eux : enfant.











Le 20 juin :

"la terre ne trompe pas" dit-on. Nous avons eu les prémices du maïs frais du jardin. Nous avons préparé une bonne quantité que nous avons mangée ce midi ; nous l’avons accompagnée également d’arachide fraîche qui était aussi le fruit du jardin. Nous étions très fiers du fruit de notre travail. Si seulement c’était un grand espace, nous aurions récolté beaucoup de maïs et d’arachide qui pourraient nous servir pour quelques mois.






Le 30 juin :

la grand-mère d’Anselme est venue nous informer de la mort de la maman d’Anselme. Ce petit garçon est l’un de nos enfants mais lui Anselme, n’habite pas avec nous dans la maison. Nous étions tous malheureux ce jour là et les enfants d’avantage. Anselme a perdu son papa très tôt, et voilà qu’il vient de perdre aussi sa maman ; et il n’a que 8 ans. Anselme va nous rejoindre le 1er août, il va demeurer avec nous tout comme les autres enfants. La place nous manque, mais nous allons nous serrer et lui aussi trouvera de la place.



Frère Patrick.