Bonjour bien chers Parrains, Marraines et Amis

Rien ne nous empêche de croire que la 24ème lettre vous trouvera sains et saufs, malgré l’abondance de neige qui trouble la vie quotidienne chez vous. Nous n’avons pas cessé de prier pour vous afin que Dieu vous protège. Au moment même où l’ennuyeuse neige vous envahit, chez nous, ici en Afrique et en particulier au Togo, nous sommes à la merci du soleil avec sa grande
chaleur, surtout en ce mois de février. Certes, de beaux nuages se forment comme pour un gros orage ; alors l’espoir naît dans nos coeurs, mais quelques minutes plus tard, les nuages se disloquent comme si de rien n'était, sans laisser de trace. La nuit, on trouve difficilement le sommeil parce qu'à l’intérieur des chambres, on se croirait dans un four à pain.
Ô le soleil, Ô la neige quelles belles créatures ! Mais cependant, vous nous réservez beaucoup de surprises. Et si l’homme était Dieu, changerait-il la nature ? La science fait des progrès considérables, mais elle n’a pas encore réussi à maîtriser la violence que le soleil et la neige infligent à l’humanité.
Mais quelque part, Dieu ne les avait-il pas créés pour le bonheur de l’homme ?
Marie-Françoise a commencé sa deuxième année de formation d’infirmière. Les mercredis et les vendredis, elle ne va pas à l’école. Alors dans la matinée, elle révise ses cours, et profite de la soirée pour mettre de l’ordre dans ses affaires et bien sûr un repas soigneusement préparé. C’est aussi le moment de la grande lessive pour elle. Marie-Françoise s’est donné le devoir de préparer deux bouquets de fleurs chaque dimanche pour la messe dominicale. Comme les enfants, qui sont dans la légion de Marie, partent avant elle, ceux-ci amènent les fleurs, et les confient au sacristain de la chapelle.
Nous avons bien débuté le Carême. Pour Mardi Gras, Marie-Françoise nous a offert un repas spécial, préparé à base de haricots. Nous avons bien apprécié ce repas rare. La preuve : le repas était préparé pour midi et soir, comme nous avons l’habitude. Mais les trois quarts du repas ont été finis dès le midi, et nous avons été obligés de préparer un autre repas pour compléter les restes pour le soir. Tous les vendredis nous faisons le Chemin de Croix à la maison, car l’heure fixée par la paroisse pour cette dévotion spirituelle sur la méditation de la passion du Christ, est trop tardive : 18h 30 et cela fini autour de 21h45. Les examens du deuxième trimestre approchent, et les enfants doivent s’accrocher à leurs cahiers.

Sylvestre, Amos, et Alexandre,
sont admis pour recevoir le baptême et la première communion. Ils ont eu l’examen le 11 février sur un autre établissement secondaire à une distance de 30 minutes de marche.




Ils étaient 200 enfants, venus de différentes paroisses. La date de la cérémonie est déjà arrêtée : en la nuit de la Veillée Pascale.





A cette occasion, la fanfare Saint Joseph va s’associer à la chorale des enfants pour animer la messe du dimanche de Pâques. Théodore, Samuel, Sylvestre, Marc, Laurent, sont des membres actifs de la dite "chorale des enfants."


 

Odilon progresse admirablement dans son apprentissage de la cithare ; il travaille, il évolue bien, sera bientôt capable d’accompagner la prière des laudes et des vêpres.

Malgré les devoirs de l’école, il trouve un moment pour faire sonner les cordes de la cithare. Je le trouve courageux et réaliste.





Moïse a eu une crise d'asthme cette nuit à 23h. Il n’a pas dormi de toute la nuit, il se tordait, essoufflé. Marie-Françoise lui a donné "Célestène". Malgré cela, sa douleur a persisté jusqu’à l’aube.
Très tôt ce matin, je suis parti à la pharmacie acheter un autre médicament qu’il a pris aussi parfois : "Ventoline". Il a été soulagé après avoir pris ce denier médicament. Le pharmacien nous a conseillé qu'il se tienne assis, jamais couché, sinon l’étouffement continuerait.

Présentement il se porte bien, mais ne peut pas aller à l’école. Ses frères vont demander la permission pour lui.




A vous tous, nous souhaitons, un excellent temps de Carême.
Toute la famille vous embrasse,

Frère Patrick.