Bonjour, Bien chers Parrains, Marraines et Amis(es),

Les vacances continuent. A peine sommes-nous revenus de Dzogbégan, monastère où nous avons passé deux semaines, que les enfants ont repris le chemin de l’école ; mais cette fois-ci, c’étaient les cours des vacances qui ont duré un mois. Ce vendredi 31 août a été le dernier jour.

Maintenant nous allons commencer à préparer la grande rentrée scolaire 2012-2013. Les futurs collégiens et lycéen ont fait l’expérience d’un nouvel établissement. Ils eu ont un aperçu de ce qui les attend.
Le 5 août Catherine PICHON, nous a offert une sortie à Agoué, village juste après la frontière Bénin-Togo, chez Monique KPADE. La traversée de la frontière avec les enfants n'a pas été facile du tout pour passer du Togo au Bénin : les douaniers nous ont dit "pas de faveur, il vaut mieux retourner à Lomé. Il a fallu l’intervention de Monique : notre guide, envoyé par Monique pour nous prendre à la frontière a dû la rappeler au téléphone. Elle est venue voir les douaniers. C’est alors seulement qu’ils nous ont laissés traverser la frontière. Monique a bien organisé la journée pour nous, nous avons pris notre pique-nique dans son restaurant, nous a fait promener sur le fleuve Mono. Un long parcours sur le fleuve, d’un village à un autre ;

nous avons passé deux heures sur le fleuve. C’était très beau. Arrivés dans le village, la famille chez qui nous allions nous a accueillis en nous offrant des noix de coco. Chacun a bu autant qu’il voulait. Nous en avons même rapporté à la maison. Au retour, pour traverser la frontière béninoise, comme nous sommes tous togolais, le problème a été vite résolu.
Le 28 août, Monique et Maguy, nous ont rendu visite dans le foyer. Maguy nous a apporté beaucoup de choses. Chacun de nous, les enfants, Marie-Françoise et moi, avons eu un cadeau. Je suis le plus comblé de tous : un appareil photo, une batterie pour mon ordinateur, une webcam, et un logiciel de copie de musique, Harmony Assistant. Maguy a ajouté son scanner, et un appareil d’étiquetage. Je remercie l’association et les les âmes généreuses qui m’ont donné du matériel efficace pour l’informatique. Je peux tout faire maintenant à la maison. Parfois, avant, je partais en ville pour travailler. Arrivé là, il n’y avait pas connexion, ou bien le scanner était en panne et je revenais à la maison découragé.

Encore une fois, MERCI !

Maguy m’a beaucoup appris dans le domaine de l’informatique. À peine sont-elles arrivées que nous nous sommes mis au travail. Le lendemain, nous avons continué pendant que Monique partait en ville pour des courses. Elles ont passé deux nuits au foyer. Nous aurions voulu qu’elles restent encore un peu, mais leur programme, et surtout le visa qu’elles avaient pour le Togo ne permettaient pas de prolonger leur séjour chez nous.
Dimanche 2 septembre, notre fanfare saint Joseph s’est associée à la chorale Sainte Trinité pour animer la messe.

Durant deux semaines, Mack, notre maître de musique, nous a aidés à nous préparer pour la circonstance. C’était des nouveaux chants que nous n’avions pas encore appris.
Cette fois-ci, nous avons exécuté les chants. C'est plus que ce que nous avions fait précédemment. Le curé est venu, pour nous féliciter et nous encourager.


Ce matin Sylvestre a eu un terrible mal de ventre, tout juste après le repas. Marie-Françoise était partie pour son service à l'hôpital. Je l’ai appelée, elle m’a dit ce qu’il fallait faire. J’ai donné à Sylvestre le médicament indiqué par Marie-Françoise (Elixir, dilué avec l’eau chaude). Cela n’a calmé la douleur que quelques minutes. La douleur a continué. J’ai de nouveau appelé Marie-Françoise qui a quitté le service plus tôt que d'habitude. En venant, elle a acheté le médicament. Arrivée à la maison elle à tout de suite allongé Sylvestre, et lui a injecté le médicament : "Cipro injectable". Quelques minutes plus tard, c’était comme si Sylvestre n’avait jamais rien eu. Il était en pleine forme.
Marie-Françoise a fait la provision de médicaments. Ça coûte moins cher en gros qu’au détail. Je vais voir si je peux fabriquer une caisse où nous pourrions ranger les médicaments, un peu comme une boîte à pharmacie. Plus le nombre d'enfants augmente, plus les besoins aussi augmentent.

Ce soir, j’ai aidé Kévin et Emmanuel à faire de la copie. Ils ont à soigner leur écriture.

D’ici au 24 septembre (la rentrée scolaire), nous n’avons pas de programme spécial. J’envisage l’initiation à la lecture chaque matin avec les enfants, avant la rentrée.

Le soir, ils feront ce qu’ils voudront avec les jeux que nous avons.


Toute la famille du foyer Saint Joseph vous embrasse,
et vous remercie de tout ce que vous faites pour elle !!!
Bien affectueusement,


Frère Patrick. G