Bonjour, bien chers Parrains, Marraines et Amis
Nous voici au seuil du dernier trimestre de l’année 2021. Permettez-moi de demander : comment vous allez ? J’espère bien, qu’avec la grâce de Dieu, ces nouvelles du mois d'Octobre, vous trouveront tous en bonne santé. Dieu merci, les résidents du Foyer, ainsi que les enfants qui sont dans leur famille, nous sommes en bonne santé. J’avoue qu’avec la nouvelle structure, les nouvelles du Foyer ne sont plus aussi fréquentes qu'avant. Veuillez m’en excuser, c’est indépendamment de ma propre volonté. Quelle que soit la rareté, je vous le promets, vous aurez toujours les nouvelles.
Nous avons passé un agréable week-end, avec l’arrivée des cinq enfants : Vincent, Béni (Yrayra), Florent, Germain et Léon. Cette nouvelle expérience (centre non résidentiel) ressemble parfaitement au début de mon expérience avec les enfants orphelins. J'avais commencé avec Laurent et Jacques. Les filles, Charlotte et Jeanne, étant dans leur famille, allaient et venaient. Mais par prudence et pour des raisons pratiques, j’ai compris qu’il fallait faire le choix. C’était à ce moment que j’ai opté de n'accueillir que des garçons.
Les enfants, Vincent, Béni, Florent, Germain et Léon, étaient dans le Foyer ce week-end du 29 octobre au 1er novembre. Le vendredi en début d’après-midi, j’étais parti les chercher, chacun dans sa maison. Pour Germain et Léon, j’ai envoyé l’argent et ils ont fait le déplacement eux-mêmes. Les deux enfants sont un peu loin du Foyer.
Au moment où je nous conduisais vers le Foyer, nous avons eu un gros ennui avec la voiture. L’alternateur et le démarreur sont devenus tout rouge. L’appareil a chauffé et on sentait une mauvaise odeur. Un mécanicien nous a dépannés, et nous avons repris la route. Mais arrivés au niveau du palais présidentiel, le moteur de la voiture s’est éteint de nouveau. Les militaires de la garde présidentielle sont venus nous aider, tout en nous pressant de faire vite et de quitter ce lieu. Ils nous ont fait savoir qu’aucune voiture ne s’arrête ici. Tous nos efforts n’ont pas abouti, la voiture n'a pas redémarré. Si nous persistions, les gardes présidentiels allaient perquisitionner la voiture. Heureusement un taximan qui passait nous a secourus en nous tirant jusque dans le garage où j’amenais souvent la voiture en panne. Après que nous ayons laissé la voiture dans le garage, le taximan nous a pris dans sa voiture, et nous a laissés au bort de la route. On s’est rendu à la maison à pieds. La maison n’était qu’à quelques mètres. Le taximan a été très gentil envers nous. A cause des difficultés de la route, nous sommes arrivés à la maison à 18h30.
Les enfants ont pris leur douche, et ont mangé. Je pensais qu’ils iraient tout de suite au lit, mais ils ont passé un bon moment à partager les nouvelles entre eux. Le lendemain après le petit déjeuner, ils étaient assis au milieu de la chambre, en train de causer.

Le soir, nous nous sommes réunis tous, et chacun nous a raconté son retour en famille, et ce qu’il fait dans la famille.

Les enfants étaient tous contents de revenir dans le Foyer pour le week-end. Certains ont perdu du poids, mais la joie était là. Tous étaient venus avec leurs cahiers. Après le dîner, ils ont étudié. Malheureusement, c’était la nuit, et il y avait du brouillard. Je n’ai réussi aucune photo.

Le dimanche en la fête de la Toussaint, tous, nous avons été à la messe. A la sortie de la messe, les enfants ont passé quelques minutes avec leurs connaissances et leurs anciens camarades de classe, avant de revenir à maison. De retour, ils ont regardé la télé, choisissant leurs DVD préférés.

 

Nicole a préparé un bon repas de couscous, avec la sauce à la viande de bœuf, que nous avons tous apprécié ce dimanche. Il était prévu qu’ils retourneraient en famille le dimanche soir.

Lundi étant férié, les enfants sont restés pour repartir le lundi après-midi.

Dimanche soir, nous avons eu une promenade. Au cours de la promenade nous sommes arrivés dans l’établissement où Florent avait fait la sixième. Sur le terrain de l’établissement, il y avait un match de football. On s’est arrêté pour regarder le match.
Après la messe du lundi, nous n’avons rien eu de spécial. Les enfants ont préparé leur sac de voyage. Je voulais qu’ils rentrent un peu plus tôt, pour pouvoir se préparer pour mardi matin. Nicole et Sylvestre ont préparé des colis de vivres et de quelques besoins qu’ils ont exprimés. A 14 heures c’était le départ. Henri et Joseph m’ont suivi, nous avions conduit d’abord Germain et Léon à la gare routière. Ensuite, nous avons conduit les autres dans leur famille. Quelques heures après, les parents de Germain et Léon m’ont appelé pour m’informer qu’ils sont bien arrivés. Les enfants vont revenir dans le Foyer pour les congés de Noël. Là nous aurons le temps pour faire beaucoup de choses.
La petite famille, Sylvestre, Henri, Joseph, Jean-Gaël, Nicole et moi, nous étions tous contents du bref séjour des enfants. Sylvestre continue ses études, et va finir fin décembre. Henri, Joseph et Jean-Gaël vont à l’école. Nicole chaque matin quitte le Foyer pour son activité. Moi, je m’occupe du petit jardin, la visite des enfants dans leur famille et dans les établissements. Nous nous sommes organisés pour la cuisine. Nicole prépare le petit déjeuner et le repas du midi avant de partir. Moi je prépare le repas du soir. Dimanche, Sylvestre et ses petits frères préparent le repas.
Cette saison, j’ai produit des laitues dans le jardin. C’est la deuxième fois que je réalise cela. La première fois que j’ai repiqué les laitues, toutes ont été brûlées parce que nous (Henri, Joseph et moi) ne les avions pas paillées alors qu’il faisait très chaud.

Dans la cour de l’école d’Henri et Joseph, le Directeur de l’école a fait tondre le gazon.
Henri, Joseph et moi, nous avons saisi l’occasion et nous avons ramassé une bonne quantité d'herbe qui nous a servi à pailler cette fois-ci la laitue et d’autres légumes.

Après les laitues, j’ai semé des graines de carottes et du fontètè (un légume que nous aimons bien).


 

 

Joseph est chargé de nous servir le savon liquide pour les vaisselles.

Il m’a informé qu’il a pris le dernier bidon de savon liquide. Lors de mes courses en ville, j’ai acheté les matières premières et nous avons fabriqué nous-mêmes le savon liquide.

Il pleut beaucoup en ce moment. Alors que les temps des travaux champêtres sont passés. Je vous envoie les salutations des enfants, ils vous embrassent tous.
Bien des choses à vous tous et toutes,
Patrick